OVHcloud veut son propre grand modèle de langage. Son fondateur et PDG, Octave Klaba, a annoncé le 20 octobre 2026 que le premier modèle maison du cloud roubaisien est en préparation, avec un calendrier encore flottant : une publication en open source fin novembre selon une source, un lancement début 2027 selon une autre.
Plan de l'article
Que sait-on du futur modèle d’OVHcloud ? #
Peu de choses techniques, et c’est assumé. Brief IA rapporte qu’Octave Klaba présente le modèle comme « très en avance sur le plan de l’architecture », tout en notant qu’aucune donnée technique précise n’a été communiquée. L’entraînement de la première version serait en cours d’achèvement.
Analytics Insight, qui s’appuie sur un entretien accordé par le dirigeant à Reuters le 20 octobre, apporte une précision : le modèle utiliserait un mélange d’experts. Dans ce schéma, chaque tâche est envoyée vers un sous-modèle plus petit et spécialisé, ce qui limite la puissance de calcul mobilisée à chaque requête.
Pourquoi viser la cybersécurité et le code ? #
Selon Brief IA, le développement se concentre sur trois usages : le cyber, à la fois défensif et offensif, le codage et les tâches agentiques. Ce choix colle aux clients naturels d’un hébergeur : équipes techniques, éditeurs de logiciels, administrateurs de serveurs.
Pour une PME ou une agence web, c’est le volet code et automatisation qui parlera le plus. Un modèle hébergé en Europe, sur l’infrastructure qui fait déjà tourner les sites et les bases de données, peut simplifier les questions de conformité au RGPD, à condition que les conditions d’utilisation le confirment le moment venu.
Pourquoi OVHcloud ne se contente-t-il pas des modèles existants ? #
L’argument de Klaba est celui de l’indépendance. Brief IA le cite : il juge indispensable pour OVHcloud de disposer de son propre modèle afin d’éviter une dépendance à un fournisseur tiers qui pourrait couper l’accès après avoir exploité les données.
Le dirigeant avance aussi un argument économique : les coûts de développement des grands modèles ont baissé, grâce à des innovations matérielles et logicielles et à de nouveaux processeurs graphiques dont le prix n’est pas beaucoup plus élevé. Analytics Insight note que le projet pourrait faire d’OVHcloud un rival de Mistral AI, une lecture du journaliste et non une déclaration du PDG.
Sur quelle infrastructure le modèle sera-t-il entraîné ? #
D’après Analytics Insight, OVHcloud utilise Jupiter, un supercalculateur qu’Octave Klaba présente comme le plus rapide d’Europe. L’entreprise dispose par ailleurs de 250 mégawatts de capacité connectée, dont 140 MW utilisés et 110 MW ouverts à de nouveaux clients.
Ce chiffre compte autant que le modèle lui-même. Pour un fournisseur de cloud, un modèle maison sert aussi de vitrine : il montre que l’infrastructure est capable d’accueillir de lourds calculs d’IA, et peut attirer des clients qui cherchent de la capacité en Europe.
Fin novembre ou début 2027 : quel calendrier croire ? #
Les deux versions circulent. Brief IA parle d’une publication en open source d’ici fin novembre. Analytics Insight, d’après Reuters, évoque un premier modèle début 2027, sans mentionner l’open source. Il peut s’agir de deux étapes différentes, une première version ouverte puis une offre commerciale, mais OVHcloud ne l’a pas précisé.
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Avant le modèle, l’entreprise prévoit un pilote d’OVHai Workspace, selon Analytics Insight : un outil de travail alimenté par les données internes de l’entreprise cliente, pensé pour les tâches de bureau comme le courrier électronique. C’est sans doute le premier produit que les clients pourront tester.




